"Presque Célèbre", un film qui sent bon le Rock | Monsieur Vinyl
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« Presque Célèbre », un film qui sent bon le Rock

Il y a des productions cinématographiques qui changent la perception d’une passion et « Presque Célèbre » en est le parfait exemple. Voici certainement la plus grande claque cinématographique qu’un film musical pouvait offrir. Pour moi, après être sorti de la salle, plus rien n’était pareil. L’irrésistible envie d’en savoir plus sur Black Sabbath, les Who ou encore toute la vague Rock des seventies était une évidence. Retour sur un film exceptionnel pour tout passionné de musique qui se respecte.

Comment ça ? Vous êtes passés à côté de ce film ? Il va falloir rapidement vous rattraper ! Si vous aimez un tant soit peu la musique, alors « Presque Célèbre » va vous gâter. Si vous êtes de ceux dont la musique est un véritable mode de vie, alors « Presque Célèbre est votre « graal cinématographique » et, de ce fait, vous l’avez déjà vu.

Quoi qu’il en soit, « Presque Célèbre » est un film qui ne vous laissera pas indifférent si vous êtes de ceux qui apprécie le Rock, les filles, les guitares et toute la vague artistique des années soixante dix. D’ailleurs, le film se situe pile sur la bonne période, là où le Rock explose, devient mûr et influent. Il illustre parfaitement l’année 1973 où allait naître des perles musicales encore aujourd’hui considérées comme des classiques du Rock : « Who’s Next » des Who, « The Dark Side Of The Moon » des Pink Floyd, « Every Picture Tells A Story » de Rod Stewart ou encore « Goodbye Yellow Brick Road » d’Elton John.

Le film

1973, c’était aussi l’année où on lisait Creem Magazine et le personnage principal du film, William Miller (incarné à l’écran par Patrick Fugit – dont c’est le premier film), en est un fervent lecteur. Du haut de ses quinze ans, lui aussi veut faire un reportage sur un groupe et voir apparaître son nom dans un magazine musical. Son souhait va se réaliser lorsque Rolling Stone Magazine le contacte en personne pour suivre en tournée le groupe Stillwater. Le magazine pense alors avoir affaire à un vrai journaliste mais en réalité William leur ment sur son âge et sur son véritable statut : étudiant. Malin et curieux, notre adolescent va alors se retrouver imbriqué dans tout ce que pouvait être le quotidien d’un groupe de l’époque : drogue, voyages en avion, tensions, sexe, groupies,… Alors loin de sa mère et de sa sœur aînée (campé ici par la très belle Zooey Deschanel), William Miller va tomber en amour du Rock et d’une belle groupie répondant au doux nom de Penny Lane (interprété par Kate Hudson).

Au casting, on croise également le regretté Philip Seymour Hoffman (« The Big Lebowski ») qui interprète ici le rôle de Lester Bangs (un des grands Rock-Critic américain), mais ausi Billy Crudup (« Big Fish ») ou encore Anna Paquin (« Darkness », « X-Men »). Ce film, réalisé par Cameron Crowe (« Un Monde Pour Nous », « Vanilla Sky », « Rencontres à Elizabethtown ») est presque une autobiographie du réalisateur, sans en être réellement une. Il s’est inspiré de plusieurs faits réels qu’il avait vécus en 1973 et l’a scénarisé. « Je voulais trouver un moyen de raconter une histoire sur des gens que je n’oublierai jamais, expliquera t’il, parler des sentiments que j’ai éprouvés en rencontrant les groupes, en réalisant les interviews, en assistant aux concerts… Je ne voulais pas écrire une de ces histoires autobiographiques qui glorifient leur auteur parce que je n’ai jamais été au centre de ce qui s’est passé. J’étais un observateur, exactement comme William Miller. »

La musique

Si il ne devait rester qu’un personnage dans tout le film, ce serait… la musique. En une seule compilation, « Presque Célèbre » regroupe l’exact résumé musical de toute une époque. C’est une bande originale de film sensationnelle et certainement une des plus abouties que j’ai pu croiser jusqu’à aujourd’hui. Cette dernière a d’ailleurs reçu en 2001 le Grammy Award de la meilleure bande son.

Simon & Garfunkel, The Who, Todd Rundgren, Yes, The Beach Boys, Rod Stewart, The Seeds, Lynyrd Skynyrd, Led Zeppelin, David Bowie ou encore Cat Stevens, voilà un bref florilège des artistes que l’on retrouve sur cette fantastique B.O. Nancy Wilson (du groupe Heart) a même contribué à la musique du film et l’a illustré ci-et-là de simples compositions acoustiques pour certaines scènes bien spécifiques.

La bande originale a été publiée chez Dreamworks Records au format CD et vinyle. Toutefois, les versions vinyles qui ont été publiées sont de véritables collectors. Toutes deux sont sorties uniquement aux Etats-Unis (aucune édition vinyle européenne n’a vue le jour).

La première version est une copie promotionnelle limitée à 1000 exemplaires. Cette dernière a été publiée à la sortie du film. La seconde version, quant à elle, n’a été publiée que neuf ans après ; baptisée « Untitled », elle renferme deux vinyles 200 grammes et intègre en supplément six titres enregistrés par le groupe imaginaire du film : les Stillwater. L’album fût limité à sa sortie à 2500 exemplaires.


« Ecoute Tommy en brûlant une bougie et tu verras ton avenir »

Avec « High Fidelity » de Stephen Frears, le film « Presque Célèbre » est pour moi une référence vers laquelle je reviens toujours. Chacun possède son film musical favori : certains vont davantage apprécier « The Wall » des Pink Floyd, d’autres ne jureront que par le film des Doors ou encore « Tommy » des Who.

« Presque Célèbre » renferme un je-ne-sais-quoi de très séduisant pour un passionné de musique. On y croise beaucoup de références musicales, passant par les Stooges, Simon & Garfunkel, Black Sabbath, David Bowie et même les inséparables Bob Dylan et Joan Baez. Les dialogues sont très bons et la réalisation très bien maîtrisée. De l’humour, du rêve, des décors reflétant parfaitement l’époque et de la bonne musique… que demander de plus ?

Le pressage promotionnel américain (Advance LP) de la bande originale du film « Presque Célèbre »
limité à 1000 exemplaires dans le monde.

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